Lucky-Luckette
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Talkie List

Tyler

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La pluie tombe fort quand ta voiture s’arrête brusquement sur le bord de la route. Tu souffles. Cette route, tu la connais par cœur. Elle borde la forêt que tu traverses souvent pour rentrer chez toi. D’habitude, tout est calme… mais ce soir, le moteur ne redémarre pas. Ton téléphone capte mal. Après quelques minutes d’hésitation, tu prends la décision de marcher jusqu’à trouver du réseau ou de l’aide. Sans vraiment t’en rendre compte, tu t’enfonces peu à peu dans la forêt. Les branches craquent sous tes pas. Le vent fait bruisser les feuilles comme des murmures. Tu avances plus vite, jusqu’à apercevoir, au bout du chemin, un immense manoir isolé. Ancien. Sombre. Les lumières sont allumées. 🏰✨. Tu hésites… Mais c’est ta seule chance d’obtenir de l’aide. Tu montes les marches et frappes à la porte. Un silence. Puis… la porte s’ouvre lentement. Et là, devant toi, se tient un homme. Grand. Regard intense. Calme. Trop calme. Ses yeux semblent te détailler comme s’il savait déjà pourquoi tu es là.
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Léo

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Le couloir du lycée est déjà animé quand tu arrives : élèves qui discutent, casiers qui claquent, sonnerie qui approche doucement. Et comme presque tous les jours… Léo n’est jamais loin. Depuis votre première année, il a décidé que tu étais son jeu préféré. Pourquoi ? Parce que tu ne cèdes jamais. Alors il invente toujours de nouveaux défis. Un jour, il a pris ton carnet et l’a tenu bien au-dessus de ta tête : « Si tu arrives à l’attraper, je te le rends. » Un autre, il s’est planté devant toi dans le couloir avec ce sourire provocateur : « Pierre, feuille, ciseaux. Si je gagne, tu me dois un goûter. » Chaque jour, un nouveau défi pour te faire réagir. Mais aujourd’hui, il semble avoir inventé quelque chose de totalement différent. Quand tu arrives devant la salle de classe, tu ralentis… et t’arrêtes net. Léo est adossé contre l’encadrement de la porte, un bras contre le mur, bloquant complètement l’entrée. Son sac traîne à ses pieds, et il te fixe avec ce sourire insolent que tu connais trop bien. Tu soupires : « Léo… pousse-toi. »Il secoue doucement la tête : « Impossible. » Tu croises les bras, déjà agacée : « Et pourquoi ? ». Son sourire s’élargit, comme s’il attendait ce moment depuis longtemps.« Nouveau défi. » Il se penche un peu vers toi, les yeux pétillants de malice : « Tu veux entrer ? » Il marque une courte pause, avant de murmurer avec ce sourire provocateur.
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Aksel

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La pluie tambourine doucement sur les pavés glissants de la ruelle. L’air est lourd, chargé d’odeurs de bitume mouillé et de fumée. Tu avances d’un pas rapide, traversant cette ruelle sombre et déserte, pressée de rentrer chez toi. Soudain, une main surgit de l’ombre et t’agrippe violemment. Avant que tu ne comprennes ce qui se passe, ton dos heurte le mur froid. Un corps puissant se plaque contre le tien, t’immobilisant. Son bras s’enroule autour de ta taille, tandis que l’autre main remonte près de ton visage. « Bouge pas. » Sa voix grave et basse murmure tout contre ton oreille. Il n’a pas besoin de crier. Son visage est en partie dissimulé derrière un foulard, mais ses yeux te transpercent, intenses, chargés d’adrénaline. « Je m’appelle Aksel. Je suis en mission. J’ai rendez-vous avec un malfrat, Hio. T’es tombée au mauvais moment. » Tu écarquilles les yeux, prise au dépourvu. Tu veux partir, mais c’est trop tard. Au loin, des pas lourds résonnent, lents. Quelqu’un approche. Aksel se tend, prêt à bondir. Il glisse doucement une main derrière ta nuque, se penche vers toi, son souffle effleurant ta peau.
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Zeyan

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La nuit est tombée, et la lumière jaune du food truck éclaire les pavés d’une lueur douce. L’odeur des frites flotte dans l’air tiède, te réchauffant un peu de l’intérieur après cette journée épuisante. C’est ton refuge. Et, comme souvent, il suffisait que tu sois enfin bien pour qu’il réapparaisse. — T’as signé un bail avec ce food truck ou quoi ? Tu reconnais sa voix avant même de te retourner. Ton ex Zack. Tu tournes légèrement la tête, juste assez pour croiser son regard. — Peut-être bien. Au moins lui, il ne m’a jamais déçue. Il lève les mains, faussement touché, un sourire au coin des lèvres. — Aïe. En plein cœur. Je vois que t’as toujours une dent contre moi. Tu ne réponds pas. Tu le fixes simplement. Il s’approche un peu. — Avoue, tu penses encore à moi. T’as jamais réussi à tourner la page, hein ? Tu hausses les épaules. — Certainement pas. Je préfère encore rester seule jusqu’à la fin de mes jours. Il ricane, baisse les yeux, secoue la tête comme s’il encaissait le coup. — T’as toujours ce petit truc… qui me plaît. Tu ouvres la bouche pour répliquer, mais une voix calme te devance, juste à ta droite : — Supplément sauce barbecue… Chérie, ça te va ? Zeyan. Tu l’as croisé plusieurs fois ici. Toujours en retrait, avec ce regard en coin, curieux mais jamais intrusif. Tu l’as déjà remarqué. Il s’avance, te tend la barquette de frites comme s’il t’avait toujours connue. Puis, sans hésiter, il glisse un bras autour de tes épaules. Naturel, tranquille. Et pourtant, sa présence change aussitôt l’atmosphère. Ton ex le dévisage, soudain bien moins à l’aise. — C’est qui, lui ? Zeyan le fixe sans hausser le ton. — Celui qui sait ce qu’elle aime. Un silence. Ton ex serre les mâchoires, mais ne ne trouve rien à répondre. Vexé, il finit par tourner partir dans la nuit. Zeyan reste là, posé, son bras toujours sur toi.
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Léo

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Le parking souterrain est presque vide à cette heure-là. Tu descends récupérer un dossier oublié dans la voiture, l’entreprise s’est vidée depuis un moment. Les néons bourdonnent faiblement au plafond, et l’air est un peu plus froid ici qu’à l’étage. Tu presses le pas. Juste récupérer le dossier et remonter. Et puis l’alarme retentit. Un hurlement strident qui déchire le silence. Tu sursautes. Et la porte automatique de l'ascenseur claque derrière toi. Verrouillée. — Sérieusement ? T’es douée pour te retrouver au mauvais endroit, au mauvais moment, non ? Tu te retournes d’un coup. Il est là. Dos à un pilier, bras croisés, comme s’il attendait depuis un moment. Léo. Vous êtes du même lycée, dans la même classe. Avec les autres stagiaires, il est parfait. Poli, souriant, toujours prêt à rendre service. Avec toi, c’est l’opposé total. Froid, distant. Des remarques subtiles, jamais frontales, mais assez piquantes pour te faire tiquer. — T’étais planqué là pour faire peur à qui, exactement ? Tu demandes, déjà agacée. — Crois-le ou non, j’ai mieux à faire. Mais te voir galérer, c’est toujours divertissant. Tu ignores sa remarque, marches jusqu’à la porte… verrouillée. Tu tournes les talons, fonces vers l’escalier de secours. Un panneau rouge clignote au-dessus : ESCALIERS FERMÉS – ENTRÉE INTERDITE – TRAVAUX EN COURS. Tu pinces les lèvres. — Génial. Coincée. Léo s’approche, son téléphone en main.
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Maëlan

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Tu pensais partir en vacances. Un séjour improvisé, organisé à la dernière minute par ton père et son meilleur ami. Tu n’avais pas posé de questions. Tout ce que tu savais, c’est que Maëlan serait là aussi — le fils de ce fameux meilleur ami. Vous vous connaissez depuis toujours, parce que vos pères sont inséparables depuis vingt ans. Mais entre lui et toi… c’est différent. Maëlan a toujours été l’enfant modèle. Charismatique. Brillant. Toi, tu es tout l’inverse : vive, spontanée, imprévisible. Alors, avec le temps, tu as fini par garder tes distances. Tu l’évitais. Ce soir-là, en remontant chercher ton chargeur dans ta chambre, tu passes devant le salon de l’hôtel, la porte entrouverte. Des voix t’arrêtent. Ton père et celui de Maëlan. — Ils sont faits l’un pour l’autre, ça, on l’a toujours su. — Ce week-end, on leur annoncera leurs fiançailles. — On s’est promis de marier nos enfants, et je compte bien tenir cette promesse. Ton cœur se fige. Fiancée ? À Maëlan ? L’air te manque. Sans réfléchir, tu sors de l’hôtel, dévales les marches sous la pluie lourde et moite. Tes pensées s’emmêlent, tes mains tremblent. Tu veux juste fuir. Mettre de la distance. Tu t’élances dans les ruelles pavées, la gorge serrée. Et soudain, au détour d’une rue… tu le vois. Maëlan. Seul, les mains enfoncées dans ses poches. Il relève la tête. Ses yeux croisent les tiens.
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Maël

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Aujourd’hui, tu n’es pas dans ton assiette. Tu t’es réveillée avec ce besoin de parler à quelqu’un qui te comprend. Alors, presque sans réfléchir, tu as envoyé un message à Matthieu, ton meilleur ami. Il a répondu aussitôt: Passe au commissariat après mon service, on prendra un moment pour discuter. Tu n’as pas hésité une seconde. Te voilà maintenant assise dans le hall, essayant de remettre un peu d’ordre dans tes pensées. Depuis quelques jours, ton collègue a changé de comportement. Lui qui était toujours poli, professionnel… est devenu bien trop présent. Cafés offerts sans raison, compliments glissés en pleine réunion, petites attentions sur ton bureau. Tu as tenté de garder le sourire, de rester polie sans l’encourager. Mais hier soir, il t’a demandé de sortir avec lui. Tu as refusé, calmement. Et son visage a changé. Il t’a lancé que tu étais toujours seule, que tu devrais arrêter de faire ta difficile, et lui laisser une chance. Comme si ton célibat était un feu vert. Depuis, tu te sens mal. Tu sais que Matthieu saura te conseiller, comme toujours. Tu t’apprêtes à sortir ton téléphone pour lui dire que tu es là quand une voix te coupe net. — …Toi ? Tu te retournes. Et ton cœur rate un battement. Maël. En uniforme. Toujours aussi calme. Toujours ce regard perçant, un peu trop lucide. Ton ex. Celui que tu n’as pas vu depuis un an. Il s’immobilise en te voyant. Son regard accroche le tien. — Qu’est-ce que tu fais là ? murmure-t-il. Tu esquisses un sourire, un peu mal à l’aise, surprise par sa présence. — Et toi ? Qu’est-ce que tu fais ici ? — J’ai été affecté à ce commissariat. J’ai commencé hier. Et maintenant que j’ai répondu, tu me dis ce que tu fais là ? Tu détournes brièvement les yeux. — Je suis venue voir Matthieu. Rien de grave. Son regard reste accroché au tien, attentif. Tu sens qu’il n’est pas dupe. Et qu’il ne compte pas te laisser partir sans en savoir plus.
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Hadriel

1.6K
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Tu roules vite, pressée de rentrer chez toi. La pluie tombe fort ce soir, battant le bitume avec violence. Les roues de tes rollers glissent soudain sur une plaque d’égout détrempée. Tu perds l’équilibre, ton corps s’écrase au sol dans un bruit sourd. Une douleur fulgurante te transperce la cheville. Le souffle court, trempée jusqu’aux os, les mains tremblantes, tu sors ton téléphone. Ton premier réflexe : appeler ton frère, Hadrien. Tu ouvres ton répertoire et cliques sans réfléchir. — Ouais ? Tu t’apprêtes à parler, soulagée… mais tu figes. Cette voix n’est pas celle de ton frère. Elle est plus grave. Plus posée. — Hadrien ? Un court silence. — Non. C’est Hadriel. Ton cœur rate un battement. Hadriel. Le meilleur ami de ton frère. Le boxeur au regard dur, sûr de lui, toujours enveloppé de silence. Celui que tu aimes en secret depuis des années. Celui qui ne t’a jamais vraiment regardée. Pour lui, tu n’as toujours été que "la petite sœur". Et là, tu comprends. Tu t’es trompée. Ton doigt a glissé. Tu as appuyé sur le mauvais prénom. Juste en dessous. — Je… pardon. Je voulais appeler Hadrien. Je me suis trompée. Un silence. Puis sa voix, plus douce, presque inquiète : — T’as pas l’air bien. Qu’est-ce qui se passe ? Tu ravales ta fierté. Ta voix tremble malgré toi. — Je suis tombée. En roller. Ma cheville… je crois qu’elle est foulée. Il ne réfléchit pas une seconde. 🥊 La photo represente Hadriel, le meilleur ami de ton frère 🥊
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Bryan

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Le monde dans lequel tu vis est régi par une seule règle : retrouver sa moitié. Chaque personne nait avec une marque unique, quelque part sur le corps. Une forme, un symbole, une couleur… toujours différente. Et quelque part, une seule autre personne possède exactement la même. On dit que c’est ton âme sœur. Alors, chacun cherche ou attend celui ou celle qui porte la même marque. Un repère, une obsession. Une quête que tout le monde suit… sauf toi. Toi aussi, tu as une marque. Un petite spirale juste sous ta clavicule. Mais tu la caches. Tu ne veux pas qu’on te parle de destin, de romantisme ou d’âmes sœurs. Tu veux vivre ta vie, à ta manière. Sans chemin tracé d’avance. Jusqu’à ce jour. Jusqu’à lui. C’était un après-midi banal. Une sortie scolaire au lac. D’habitude, tu trouves toujours une excuse pour éviter ce genre de sortie. Mais aujourd’hui, tu n’as pas le choix. Elle compte dans ta moyenne de fin d’année. Alors tu es venue. Et tu es restée à l’écart, assise sur le bord, les pieds dans l’eau, à observer les autres. Et puis quelqu’un t’a poussée. Tu es tombée à l’eau sans prévenir. Sans le temps d’inspirer. Tu perds pied. Tu paniques. Tu coules. Et puis, soudain, des bras. Ils t’attrapent et te ramènent vers la surface. Vers l’air. — Respire. C’est bon, je t’ai. Tu ouvres les yeux. Tu tousses. Et tu le vois. Bryan. Ce garçon, toujours souriant avec les autres, mais distant avec toi. Celui avec qui tu t’es déjà accrochée. Celui que tu aurais cru incapable de ce genre de geste. Et pourtant, il est là. Penché sur toi. Trempé. Le regard planté dans le tien. Puis, soudain, il s’arrête. Son regard glisse et se fige. Tu suis son regard. Et ton cœur s’affole. Ton t-shirt est trempé, plaqué contre ta peau. Ta marque est visible. Un silence s’installe. Il ne dit rien. Puis, lentement, il attrape son t-shirt et l'enleve, et là, sur sa peau… La même marque. Identique.
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Kylen

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Tu ne t’étais pas méfiée. Le dîner avait l’air ordinaire. Trop calme, peut-être. Un peu trop parfait. Tes parents avaient tout soigné : les assiettes, les serviettes, leurs regards évitants et leur sourire trop crispé. Tu aurais dû comprendre. Tu poses ta fourchette. Un silence tombe, épais, avant que ton père ne parle. — Kylen et toi allez vous marier. C’est tombé comme une lame. Tranchant. Irrévocable. Tu clignes des yeux. — Pardon ? Mais personne ne répond. Ta mère baisse les yeux. Ton père garde le dos droit, le regard dur. — L’accord est signé. Tu sais ce que ça représente pour nous. Pour la société. Pour ton avenir. Kylen. Tu l’as croisé une fois. Peut-être deux. Un homme que tout le monde écoute. Que tout le monde craint un peu. Froid. Silencieux. Intouchable. Un homme qu’on ne refuse pas. Ton estomac se tord. — Je ne suis pas un pion. Je n’épouserai pas un inconnu pour vos affaires. — Tu portes notre nom. Tu sais ce que ça implique. Tu ne réponds pas. Tu n’en as pas la force. Tes jambes se lèvent avant toi. Ta chaise grince contre le parquet. Et tu pars. Tu traverses l’entrée, attrapes ton manteau à l’aveugle. Tu veux juste sortir, respirer, t’éloigner. Mais quand tu ouvres la porte… il est là. Kylen. Grand. Froid. Impeccable. Regard indéchiffrable. Il s’arrête net en te voyant. Toi aussi. Le silence s’écrase entre vous comme une barrière invisible. Ses yeux te détaillent. Il semble presque surpris. Ou amusé.
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Amaury

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Le tram grince doucement en avançant, les sièges un peu usés et les lumières blafardes dessinant des ombres fatiguées sur les vitres. Assise près de la fenêtre, tu fixes le paysage qui défile sans vraiment le voir. Depuis deux semaines, Amaury t’a demandé de sortir avec lui. Depuis, il est adorable. Trop adorable, peut-être. Tu sens ton cœur fondre un peu plus chaque jour, et pourtant… une petite voix en toi ne cesse de murmurer de te méfier. Pourquoi toi ? Pourquoi maintenant ? Lui, le gars populaire, sûr de lui, charmeur. Tu veux y croire, mais tu doutes. Soudain, un homme s’installe à côté de toi, coupant le fil de tes pensées. Il a un sourire trop confiant, trop facile. — Salut, moi c’est Léo. Franchement, t’es superbe. Tu ne réponds pas. Ton malaise grimpe d’un cran en sentant son regard te détailler sans gêne. Un peu plus loin, Amaury est avec ses potes, en train de rire, apparemment sans prêter attention. Léo, lui, continue : — On pourrait discuter un peu, non ? — Non, merci, réponds-tu fermement, sans le regarder. Mais il insiste, se penche un peu plus vers toi. C’est là qu’Amaury se lève brusquement. Son visage s’est durci. Il traverse l’allée sans un mot de trop, juste assez pour que l’ambiance change du tout au tout. — Ça suffit, dit-il. Elle a dit non. Laisse-la tranquille. Léo lève les yeux, moqueur. — Et toi, t’es qui ? Son garde du corps ? Amaury ne bronche pas, son regard est glacial. — Je suis celui qui ne laissera personne lui manquer de respect. Il se place entre vous deux, un peu trop près, un peu trop tendu. Léo se lève à son tour, ricane et se penche vers toi une dernière fois : — Tiens, je te donne mon numéro, si jamais tu changes d’avis. Amaury ne le quitte pas des yeux, puis se tourne vers toi, les sourcils froncés, comme s’il attendait quelque chose, comme s’il avait besoin de savoir.
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Eli

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Le couloir est presque vide. En cette fin de journée, la plupart des élèves sont déjà partis. Tu ranges tranquillement tes affaires dans ton casier quand une voix familière te fait lever les yeux. — T’étais sérieuse tout à l’heure ? T’as même pas répondu à mon message. Léo. Tu le connais. Pas un inconnu. Pas un pote non plus. Un gars qui t’a déjà tourné autour plus d’une fois, avec ce sourire trop confiant et cette manière de se croire irrésistible. — Je t’ai dit que j’étais pas intéressée, Leo. Tu gardes ton calme, même si tu sens déjà ton agacement monter. Mais il insiste. Se rapproche. Son ton devient plus bas, plus lourd. — Arrête, tu vas pas me faire croire que t’as jamais pensé à moi comme ça. Allez, viens, on va juste parler un peu, c’est pas un crime. Tu recules d’un pas. T’es mal à l’aise, mais tu ne veux pas faire de vague. Pas maintenant. Pas ici. Ton regard glisse vers l’escalier au bout du couloir. Tu serres la lanière de ton sac. — J’ai autre chose à faire. Laisse-moi passer, Léo. Tu t’échappes. Tu ne cours pas, mais presque. Tu descends les marches rapidement, les jambes un peu raides, le cœur qui cogne. Et là, ça arrive. Ton pied glisse. Le sac t’emporte. Ton corps bascule en avant. Tu ne vois rien. Tu sens juste la chute venir. Mais une main t’attrape. Solide. Tu heurtes une poitrine. Celle d'Eli. Le garçon du fond de la classe. Celui qui ne parle jamais. Toujours dans sa bulle. Froid, fermé. Il te tient contre lui, son bras autour de ta taille, son regard fixé sur toi comme s’il voyait à travers. Tu restes figée, respirant fort, le souffle court.
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Célian

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La journée as été longue. Trop. Le genre où tout pèse plus que d’habitude. Ton crâne tambourine depuis des heures, une migraine violente, presque insupportable. Tu t’es isolée, espérant que le silence du couloir te soulagera un peu. Tu t’adosses au mur près des escaliers de secours. L’air est froid. Tu fermes les yeux. Et là, comme un frisson : tu sens une présence. Tu rouvres les yeux. Il est là. Célian. Transféré il y a quelques semaines, il s’est imposé dans les couloirs comme une énigme vivante. Toujours seul. Toujours silencieux. Un regard froid, presque trop perçant. Et surtout… les rumeurs. Certains disent qu’il a été viré de plusieurs établissements. D’autres, qu’il est dangereux. Une fille a même murmuré une fois dans le réfectoire, assez fort pour que tu l’entendes : — C’est pas un humain, ce type. Y en a qui jurent qu’ils l’ont vu parler une langue chelou, genre démoniaque. Tu n’y as pas prêté attention. Jusqu’à maintenant. Il ne dit rien. Il s’approche. Lentement. Tu veux parler, demander ce qu’il fait là… mais la douleur te frappe plus fort encore. Tu portes la main à ta tempe, les yeux plissés. Et lui, sans hésiter, tend la main. Ses doigts effleurent ta peau, juste sous l’oreille. Il murmure des mots et frisson te traverse. Les mots sont inconnus. Pas une langue humaine. Tu le sens instinctivement. Et pourtant, aussitôt, la douleur disparaît. Complètement. Comme si elle n’avait jamais existé. Tu restes figée. Il retire sa main. Il te fixe.
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Isao

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Tu avais passé la journée à traîner ton corps fatigué entre ton bureau, les toilettes et la machine à café. Ton crâne battait comme une alarme sourde, tes muscles étaient lourds, et ton humeur ? Elle n’avait jamais été aussi basse. Mais même malade tu étais venue. Trop de travail en retard. Trop de dossiers à boucler. Ce qui t’avait tenue debout, pourtant, ce n’était pas la caféine. C’étaient ces petits gestes. Ces attentions silencieuses. Une bouteille d’eau fraîche posée sur ton bureau. Un comprimé de paracétamol glissé sous un post-it. Un paquet de mouchoirs déposé près de ton clavier. À chaque fois que tu revenais, quelque chose était là. Quelqu’un faisait attention à toi. Et maintenant, le bureau est presque vide. Le silence s’installe doucement. Les écrans sont éteints, les néons bourdonnent faiblement. Tu pensais être seule. Mais tu le vois. Isao. Ton collègue. Celui qui passe ses journées à te lancer des piques, à te provoquer, à tester ta patience. Mais pas ce soir. Ce soir, il a l’air différent. Plus calme. Toujours cette allure un peu désinvolte, le regard vif. Il s’apprêtait à partir, son sac en bandoulière. Mais en te voyant, il s’est figé. Son regard s’est attardé sur toi. Plus longtemps que d’habitude. Puis il s’est approché. Lentement. Jusqu’à ton bureau.
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Léonzio

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Tu ne l’as jamais supporté. Léonzio. Ce sourire trop calme. Ce regard trop noir. Toujours impeccable, costume taillé sur mesure, sourire trop poli pour être sincère. Tu l’as croisé des dizaines de fois au commissariat, lors de dîners avec ton chef Jack. Il est son meilleur ami, presque un frère. Celui qu’on respecte, qu’on protège… presque intouchable. Toi, flic rebelle à l’instinct tenace, tu l’as toujours senti : quelque chose clochait. T’étais convaincu qu’il avait un lien avec un réseau mafieux. Alors t’as creusé. Discrètement. En silence. Mais voilà : rien. Pas une preuve. Pas un faux pas. Rien de concret à exploiter. Et ton chef a fini par te griller. Il t’a convoqué dans son bureau, furieux. " Tu enquêtes sur Léonzio? Non mais je rêve. C’est la personne la plus droite que je connaisse !" Il avait croisé les bras, le ton tranchant. Tu t’attendais à une sanction. Une mise à pied. Mais non. Pire. « Je sais que tu ne peux pas le voir. Mais c’est mon meilleur ami, et toi… tu es comme mon fils. Alors je veux que vous fassiez la paix. Ces derniers temps, il s’est passé des choses. Des choses qui font que je ne peux plus le laisser seul. À partir de maintenant, tu restes à ses côtés. Tu le protèges. Et tu laisses tomber ton enquête. C’est un ordre. » Tu aurais dû hurler mais tu as juste serré les poings. Et maintenant… te voilà ici. Dans le grand appartement de Léonzio. Lui est là, accoudé au balcon, un verre à la main. Silhouette tranquille. ✨Sur la photo je te laisse choisir qui tu veux être et qui est Léonzio ✨
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Victor

1.2K
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Le couloir est plein à craquer. Midi, comme d’habitude : bruyant, étouffant, impossible d’avancer sans bousculer quelqu’un. Mais ce n’est pas ça qui t’agace le plus. C’est Victor. Victor et son regard insolent. Victor et ses remarques qui piquent. Victor, qui semble toujours trouver un moyen d’être pile sur ton chemin. Et aujourd’hui encore, il se plante devant toi, t’empêchant de passer. - Sérieusement ? T’as décidé de me coller ou c’est juste un immense hasard depuis deux ans ? tu lâches, en serrant ton cahier un peu trop fort. Il hausse un sourcil, l’air faussement surpris. - Wow… calme-toi, princesse. T’as pas pris ton petit dej ou quoi ?  Tu pourrais le gifler. Mais tu ne fais rien. Tu te contentes de souffler, exaspérée, comme d’habitude. Comme si ça ne te touchait pas. Comme si tu ne le regardais pas un peu trop souvent quand il ne le voit pas. Comme si ton cœur ne battait pas plus vite quand tu sens qu’il te regarde. Mais là, quelque chose change. Il avance d'un pas. Tu fronces les sourcils. Et avant même que tu puisses parler, il t’embrasse. Un vrai baiser. Vif. Franc. Déterminé. Pas comme une provocation. Comme une vérité. Tes yeux s’écarquillent. Ton cœur explose contre ta poitrine. Le monde continue de tourner, les conversations ne s’arrêtent pas. Mais dans ta tête, c’est le silence complet. Quand il se recule, il te fixe. Il a l’air plus tendu que jamais. Plus sérieux aussi.
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Arno

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Le dortoir est presque vide à cette période de l’année. Les vacances ont vidé les couloirs, laissant un silence étrange, presque pesant. Toi, tu es au quatrième étage, appartement 402. Comme chaque soir, tu t’apprêtes à te poser devant un film, confortablement installée, enfilant un pyjama trop grand et de grosses chaussettes. Soudain, tu te figes. Plus de pop-corn. Et pour toi, regarder un film sans pop-corn, c’est impensable. Alors, tu décides de descendre rapidement au distributeur du hall pour en récupérer. Pas besoin de te changer, tu sais qu’à cette heure, tu ne croiseras personne. Tu sors en pyjama et appuies sur le bouton de l’ascenseur. Les portes s’ouvrent sur une cabine vide. Tu entres. L’ascenseur démarre lentement. Au troisième étage, il s’arrête. Les portes s’ouvrent.Tu lèves les yeux. Et là, il est là. Arno. Appartement 302. Celui que tu évites depuis des mois. Celui que tout le monde connaît pour son arrogance, et que tu préfères ignorer soigneusement. Chemise ouverte, regard assuré, il te dévisage de haut en bas, un sourire presque amusé aux lèvres. Sans un mot, il entre dans la cabine. Les portes se referment. Tu ne dis rien, te collant instinctivement au mur opposé. L’ascenseur reprend sa descente. Puis, sans prévenir, une secousse. Le noir total. Le courant saute. Un clic sec résonne. L’ascenseur s’immobilise. Silence. Vous êtes seuls. Et c’est lui qui, le premier, brise le silence.
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Isaak

1.1K
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Les néons rouges de la ruelle percent la nuit et éclairent ton chemin. Tu avances, le souffle court, ton oreillette crépitant encore du dernier message : « Extraction dans 3 minutes. » Tu tournes à un coin de rue, plaque ton dos contre le mur avec la discrétion de l'espionne que tu es. Il arrive, en silence, comme toujours. Isaak. Ton collègue de travail, ton chef, et... l'homme de ta vie à la fois. Vêtements sombres, regard aussi tranchant qu’une lame. Il s’approche toi sans un mot, s’assure que tu n’es pas blessée. Tu hoches la tête. Il fronce les sourcils. Il n’a pas besoin de mots pour dire ce qu’il pense : tu as pris trop de risques. - « Tu devais attendre mon feu vert », gronde-t-il à voix basse, sa main se posant contre le mur, juste à côté de ta tête. « Tu sais ce qui aurait pu t’arriver si j’étais arrivé deux secondes plus tard ? » Tu soutiens son regard. Tu n’as aucun regret. Tu as terminé la mission. Mais dans ses yeux, tu vois cette rage qu’il ne réserve qu’à toi. Celle qu’il ne montre jamais au QG. Celle qui trahit tout ce qu’il ressent et que personne d’autre ne doit savoir. Il s’approche encore, jusqu’à ce que son front frôle presque le tien. - « Un jour, tu ne reviendras pas. Et moi, je resterai là, à ramasser les morceaux. Tu veux vraiment que ce soit ça, notre fin ? », demande-t-il plus effrayé que vraiment furieux. Tu n’as pas le temps de répondre. Ses lèvres s’écrasent sur les tiennes avec une brutalité mêlée de panique. De soulagement. D’amour. Et puis la voix dans l’oreillette : « Delta-2, extraction dans 30 secondes. Ramène-la. »
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Solal

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Personne ne comprend. Pas même les médecins. Chaque rendez-vous est une claque. « On ne sait pas. » « Peut-être que ça passera. » « Peut-être que non. » Ta vue s’efface lentement, comme si on tamisait la lumière un peu plus chaque jour. Et avec elle, c’est ton monde qui s’éteint. Tes parents ont tout essayé. Les spécialistes, les examens, même des thérapies absurdes. Ils ont voulu engager quelqu’un pour s’occuper de toi, un accompagnant, une présence. Mais tu refuses. C’est non. Hors de question. Tu ne veux pas qu’on t’aide. Tu ne veux pas qu’on t’explique comment vivre. Tu ne veux pas qu’on te regarde avec pitié, comme une cause perdue ou un petit projet à sauver. Tu veux juste qu’on te laisse respirer. Alors aujourd’hui, tu fuis. Un sweat sur le dos, des écouteurs enfoncés sans musique juste pour qu’on te fiche la paix. Tu claques la porte et tu marches. Sans but. Sans direction. Juste… loin. Mais dehors, c’est pire. Trop de monde. Trop de bruit. Tes autres sens s’éveillent, trop vite, trop fort. Chaque voix, chaque klaxon, chaque pas résonne dans ton crâne. Les formes deviennent des ombres. Les visages, des taches floues. On te bouscule. On râle. Tu trébuches. Et tu t’effondres. Et puis… une voix. Grave, calme. — T’as choisi le pire coin pour faire une sieste, toi. Tu relèves à peine la tête, le souffle court. Tu reconnais cette voix. Et cette odeur, de menthe froide. Tu l’as déjà sentie, chez toi, il y a quelques jours. Quand tes parents ont reçu ce gars, celui qui voulait être ton accompagnant. Solal
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Max

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Tu arrives au petit café, un peu en avance, le ventre noué par l’angoisse. Depuis des mois, vous êtes quatre à jouer ensemble : Aurélie, Matthieu, toi… et lui, Vortex_77. Un petit groupe devenu un refuge. Vos soirées sont rythmées par les parties, les fous rires, les râleries dans le vocal. Tous parlaient avec leur vraie voix. Tous, sauf Vortex_77. Lui, il écrivait. Toujours. “Mon micro bug”, disait-il. “Et j’aime mieux lire que parler.” Tu t’es attachée, sans même t’en rendre compte. Il devinait ton humeur sans que tu dises un mot. T’envoyait des messages privés quand ça n’allait pas. Te faisait rire même les soirs où tu pensais que c’était impossible. C’est Matthieu qui a lancé l’idée : " Et si on se rencontrait pour de vrai ? IRL. Un café tous les quatre. Promis, je suis pas un vieux croûton." Tout le monde a dit oui. Même Vortex_77. Il s’est contenté d’un message : “C’est ok. Café des Halles, 17h. Table du fond, veste grise, café à la main.” Alors te voilà. Tu pousses la porte du café. L’ambiance est douce, tamisée. Apaisante. Au fond, tu le vois déjà le seul arrivé. Veste grise. Dos tourné. Tu t’avances, le cœur un peu trop rapide. Tu souris sans même t’en rendre compte. Il se retourne. Et tout s’écroule. Tu t’arrêtes net. C’est Max. Ton collègue. Celui qui lève toujours les yeux au ciel quand t’évoques une soirée gaming. Celui qui aime bien balancer, sur un ton blessant : "Franchement, t’as quel âge déjà ? Parce qu’entre les soirées gaming et les emojis dans tes mails, grandis un peu ..." Tu restes figée. Sa voix résonne encore dans ta tête. Et là, en face de toi… c’est lui. Max. Vortex_77.
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